by thomas, 19 novembre 2015 , In People

« Celebrity » série de portraits par Grégoire Camuzet

C’est une œuvre d’art picturale, graphique photographique ou, anciennement, sculpturale dont le but est de représenter, de façon ressemblante, une personne avec sa tenue et ses expressions caractéristiques. On applique plus rarement le terme à la représentation d’un animal, bien que les animaux apparaissent souvent dans des portraits, au titre d’annexes caractéristiques de la personne représentée, comme dans le portrait équestre. Lorsque la personne représentée est l’auteur, on parle d’autoportrait.

Sans autre précision, un portrait est une image d’une personne. Lorsque plusieurs personnes apparaissent, on précise portrait de groupe, portrait de famille. Par métaphore, l’évocation d’une personne hors des arts plastique peut se désigner comme un portrait. On parle de portrait littéraire, musical, cinématographique, radiophonique ou télévisuel.

Au-delà de la volonté de « rendre les absents présents », le portrait témoigne d’un intérêt pour l’individuel, à l’opposé, par exemple, de l’allégorie ou de la scène de genre dont le sujet est général. À ce titre, il se trouve plus abondant et plus valorisé à certaines époques.

Dans l’histoire des arts visuels, la représentation humaine date des plus anciens temps : on trouve des représentations dès la préhistoire, en statuette, en pierres gravées ou dessinées sur des parois. Le portrait proprement dit se développe parmi les premières civilisations, en Perse et en Égypte. En tant qu’œuvre d’art, le portrait a connu des évolutions, aussi bien dans les techniques et styles que dans son usage, à des fins de représentation officielle ou d’agrément.

Dans le mythe de Boutadès, rapporté par Pline l’Ancien, le portrait est à l’origine de l’art plastique. Il expose l’ambition initiale de « rendre les absents présents », ainsi que le formulera Alberti.Il subsiste assez peu de portraits peints de l’Antiquité, à l’exception notable des portraits du Fayoum, datant du IIe siècle dans l’Égypte intégrée à l’empire romain.En Europe, la représentation du visage visant à la ressemblance remonte, pour l’époque moderne, à la peinture flamande et aux primitifs italiens du XVe siècle. Auparavant, on trouve principalement des effigies de profil, comme celles gravées sur les monnaies. C’est à la Renaissance qu’on exige de l’artiste qui réalise un portrait qu’il reflète la singularité de la personne vivante dans son rapport avec la personne qui le regarde10.En France, au XVIIIe siècle, l’Académie royale de peinture et de sculpture fait de la peinture de portrait une spécialité inférieure à celle de la peinture d’histoire, qui représente les grands sujets religieux et politiques. De ce fait, les meilleurs artistes s’en détournent, jusqu’à la fin du siècle, avec des exceptions notables comme Fragonard, Vigée-Lebrun, David.L’invention de la photographie au milieu du XIXe siècle trouve immédiatement un débouché dans la réalisation de portraits. L’intervention de l’artiste garantit la ressemblance par la mise en scène et la capacité à diriger le sujet, pour qu’il adopte une attitude familière, de nature à le faire reconnaître ; car ce n’est pas parce que le procédé est entièrement physico-chimique que l’image est un portrait, c’est-à-dire évoque la personne représentée.

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